Quels sont les 4 types de disjoncteur : Fonctions

| Idées principales | Détails essentiels |
|---|---|
| 🔴 Disjoncteur magnétique | Protéger uniquement contre les courts-circuits avec déclenchement instantané. |
| 🟡 Disjoncteur thermique | Surveiller les surcharges via bilame avec délai intentionnel de déclenchement. |
| 🟢 Disjoncteur magnéto-thermique | Combiner deux protections : court-circuit et surcharge pour usage résidentiel. |
| 🔵 Disjoncteur électronique | Détecter défauts avec précision réglable pour installations industrielles spécialisées. |
| ⚙️ Disjoncteur général | Assurer la coupure générale de toute l’installation électrique privée. |
| 🔌 Disjoncteur divisionnaire | Protéger chaque circuit dédié : maximum 8 prises par disjoncteur. |
| 🛡️ Disjoncteur différentiel | Combiner protection appareil et personne pour circuits spécialisés renforcés. |
| 📋 Courbes de déclenchement | Courbe C pour ménagers classiques, courbe D pour moteurs puissants. |
Depuis 2003, la norme NF C 15-100 impose le remplacement des fusibles par des disjoncteurs dans toutes les installations électriques. Et crois-moi, j’en ai vu des tableaux avec des fusibles à cartouche qui dataient du siècle dernier…
Un jour, au comptoir, un client me ramène une vieille boîte à fusibles fondue à moitié — « ça sent un peu le cramé, non ? » 😄
Spoiler : oui. Alors avant de te retrouver dans la même situation, voyons ensemble quels sont les 4 types de disjoncteurs, comment ils fonctionnent et pour quel usage les retenir.
⚡ Les 4 types de disjoncteurs selon leur mécanisme de détection

C’est la base. Avant de parler de calibres ou de prix, faut comprendre comment le disjoncteur détecte un problème. Parce que tous ne réagissent pas de la même façon — et c’est là que ça devient intéressant.
Le disjoncteur magnétique protège uniquement contre les courts-circuits. Dès qu’il détecte une forte augmentation brutale du courant, il coupe. Instantané. Pas de temporisation, pas de débat. Ce type réagit via un électroaimant qui attire mécaniquement le déclencheur. Idéal pour les installations où la rapidité d’intervention prime.
Le disjoncteur thermique, lui, surveille les surcharges. Il utilise un bilame — une pièce métallique composée de deux lames liées — qui se déforme sous l’effet de la chaleur générée par un excès de courant. Sa particularité ? Il intègre un délai de déclenchement intentionnel, ce qui évite une coupure inutile lors du démarrage d’un moteur qui génère un pic temporaire. Ça, c’est le genre de subtilité que les notices techniques t’expliquent pas clairement.
Le disjoncteur magnéto-thermique cumule les deux protections précédentes. C’est le plus répandu dans les habitations. Il gère à la fois les courts-circuits (via le module magnétique) et les surcharges prolongées (via le bilame thermique). La norme EN 60898 encadre les tests d’essai obligatoires pour ce type de produit dans les installations domestiques.
Enfin, le disjoncteur électronique embarque des capteurs numériques capables de détecter court-circuit et surcharge avec une précision accrue. Son avantage majeur : on peut régler finement le seuil et le délai de déclenchement. On le croise surtout dans les armoires industrielles ou les installations tertiaires — pas forcément dans ton garage 😄.
- 🔴 Disjoncteur magnétique — protection court-circuit uniquement
- 🟡 Disjoncteur thermique — protection surcharge avec délai
- 🟢 Disjoncteur magnéto-thermique — double protection, usage résidentiel courant
- 🔵 Disjoncteur électronique — réglable, usage industriel ou spécialisé
🏠 Disjoncteur général, divisionnaire, différentiel : Lequel fait quoi ?

Maintenant qu’on sait comment ils détectent les défauts, parlons de leur position et leur rôle dans le tableau électrique. Parce qu’un disjoncteur, ça n’est pas juste posé là au hasard — chaque emplacement a une logique précise.
Le disjoncteur de branchement — aussi appelé disjoncteur EDF ou AGCP — est le point d’entrée de toute l’installation. C’est lui qui sépare le réseau public de la partie privée. Il coupe tout, sans exception. Si ton compteur est à l’extérieur, la norme NF C 15-100 impose une deuxième coupure générale à l’intérieur. Son prix tourne entre 70 et 150 euros en fourniture seule.
Le disjoncteur divisionnaire arrive ensuite, un par circuit. La norme est claire : pas plus de 8 prises de courant sur un même circuit. Un lave-linge ? Circuit dédié. Un réfrigérateur ? Idem. Pour les éclairages, un calibre 10A ou 16A suffit. Pour les prises standards, on passe à 16A ou 20A. Pour les appareils gourmands — four, lave-vaisselle alimenté en 16A ou 20A, lave-linge — on peut monter de 20A à 40A selon la puissance. Le prix d’un divisionnaire varie de 15 à 150 euros.
Le disjoncteur différentiel, lui, combine un divisionnaire magnéto-thermique avec une fonction différentielle intégrée. Il protège à la fois les personnes et les appareils. À ne pas confondre avec l’interrupteur différentiel — qui surveille uniquement la différence de courant entre phase et neutre (sans protection contre les surcharges) et peut couvrir jusqu’à 8 divisionnaires maximum selon la norme.
Tu veux savoir combien de prises tu peux brancher sur un disjoncteur 16A avec du câble 2,5 mm² ? C’est une question que j’entends plusieurs fois par semaine au comptoir — et la réponse mérite d’être bien comprise.
| Type | Usage typique | Calibre courant | Section câble min. | Prix fourniture |
|---|---|---|---|---|
| ⚙️ Disjoncteur général (AGCP) | Coupure générale installation | Selon abonnement | Variable | 70 – 150 € |
| 🔌 Disjoncteur divisionnaire | Protection par circuit | 10A / 16A / 20A / 32A | 1,5 à 6 mm² | 15 – 150 € |
| 🛡️ Disjoncteur différentiel | Circuits spécialisés avec protection renforcée | 20A à 40A | 2,5 à 6 mm² | 40 – 250 € |
🔧 Types de différentiels et courbes de déclenchement : Ce que peu de gens savent
Sur le papier c’est bien… sur le chantier, c’est une autre histoire. Parce que choisir un différentiel au hasard, ça peut te coûter cher — ou pire, laisser ton congélateur sans protection une nuit d’été.
Le type AC couvre les circuits classiques : prises de courant, éclairage, four, VMC, chauffage. C’est le plus répandu. Le type A est obligatoire pour tout appareil branché sur un circuit dédié avec courant à composante continue — plaques de cuisson, lave-linge, bornes de recharge pour véhicules électriques. La norme NF C 15-100 l’impose explicitement. Le type F (anciennement HPi ou Si) protège les circuits sensibles qui ne doivent jamais être interrompus : congélateur, alarme, réseau informatique.
Dans tous les cas, le seuil de protection résidentiel est fixé à 30 mA — car au-delà de 50 mA, le courant devient dangereux pour le corps humain. Le disjoncteur se déclenche en pratique avant ce seuil.
Côté courbes de déclenchement, la courbe C (déclenchement entre 5 et 10 fois le courant nominal) convient aux prises et appareils ménagers classiques. La courbe D (10 à 20 fois le nominal) est réservée aux moteurs et gros équipements à fort courant d’appel. Si tu détectes des déclenchements intempestifs sans raison apparente, pense à détecter une fuite de courant avec un multimètre avant de changer quoi que ce soit.
Côté budget d’intervention, prévois 35 à 60 euros de l’heure pour un électricien selon la région, plus environ 40 euros de déplacement et 20 euros pour la dépose de l’ancien appareil. La pose d’un divisionnaire coûte entre 5 et 50 euros, celle d’un général entre 10 et 20 euros. Et fais inspecter ton installation par un professionnel au moins tous les 5 ans — c’est la recommandation de référence, et c’est pas du luxe. 🛠️
